Prix des matériaux en quincaillerie: les consommateurs attendus

Bien que les prix demandés aux marchands par les scieries depuis les récents jours recommencent à grimper, ceux pratiqués au détail sont actuellement bas. Presque aussi bas qu’avant la pandémie. Si bien que l’achalandage en magasin devrait recommencer à être meilleur après plusieurs semaines de vaches maigres.

Les commentaires des gestionnaires de centres de rénovation sont optimistes par rapport aux semaines d’activités à venir d’ici le retour du froid.

La plupart des cours à bois ont de bons inventaires à écouler et des prix normalisés, ce qui devrait attirer les rénovateurs amateurs comme les professionnels.

Les mois de juillet et août ont coûté cher à certains magasins, dépendamment de leur propre situation quant à leur inventaire en début d’année, leurs dates d’achat en bois, leur profil de clientèle plus consommateurs ou plus entrepreneurs. L’AQMAT a eu vent que certains centres de rénovation ont littéralement bouffé cet été les profits qu’ils avaient obtenu lors du mémorable été 2020 où tout le monde bricolait.

 

Plusieurs produits importés coûteront plus cher à tout le monde

La logique des prévisions du prix du bois ne s’applique cependant pas du tout à la réalité des articles importés par les quincailleries.

En effet, la crise des conteneurs maritimes fait exploser les prix des importations. On peut donc croire que des articles aussi divers que les planchers flottants, la céramique et certaines catégories de ferronnerie devront être offerts à prix fort pour que chaque maillon de la chaîne absorbe une partie de la hausse des prix des conteneurs qui, en gros, sont passés de 3000 $ à 30 000 $.

 

La reconstruction américaine, cette grande inconnue

En entrevue ce matin avec Frédéric Tremblay sur les ondes de Radio-Canada Saguenay, Richard Darveau soulevait une variable importante dans l’équation, le niveau d’activité de construction aux États-Unis qui est difficile à mesurer. « Tous ces feux de forêt et cette saison des ouragans particulièrement dévastatrice vont-ils engendrer une surchauffe de la demande en bois et en d’autres matériaux? » Si jamais la question du président et chef de la direction de l’AQMAT devait être répondu par un oui, on pourrait assister à une nouvelle rareté de matériaux, donc au retour de prix exagérément élevés. « Ce que personne ne désire revivre », de commenter M. Darveau.

Cliquer ici pour écouter l’entrevue en entier.

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