Mythes sur les femmes dans la construction

Cette semaine, comme cela m’arrive parfois, je cède ma plume virtuelle à un autre dirigeant. Cette fois, il s’agit d’une dirigeante, la présidente de l’organisme Les Elles de la Construction.

Rose Fierimonte, qui gagne sa vie comme présidente de Dorbec Construction, réagit ici à la désillusion qui existe envers les perspectives d’emploi dans l’industrie québécoise de la construction pour les travailleurs féminins.

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Avec le taux d’abandon très élevé pour les femmes œuvrant dans l’industrie de la construction au Québec, les statistiques parlent. C’est très dommage… et j’espère que les futures générations de femmes n’auront pas à rencontrer autant d’obstacles.
Pour certaines femmes, l’aide d’un père, d’un frère, d’un conjoint ou d’un cousin peut faciliter l’intégration d’une femme dans un métier non traditionnel, mais il n’y a pas de garantie et malheureusement ce ne sont pas toutes les femmes qui peuvent bénéficier d’un « coup de main ».
Cependant, il y a plusieurs ELLES de la construction qui ont persévéré et réussissent malgré leur isolement et tous les défis auxquels elles continuent de faire face. Il est important de garder l’espoir que peu à peu, avec la réussite de chaque pionnière dans cette industrie, le chemin se bâtit pour les femmes toujours plus solidement. Dans d’autres provinces canadiennes, les femmes sont beaucoup mieux intégrées dans l’industrie de la construction, alors pourquoi ne pas espérer la même réussite pour les Québécoises ?
Nous osons espérer que la situation va s’améliorer au Québec et les efforts déployés par la Commission de la construction du Québec (CCQ) pour l’intégration des femmes en construction leur apporteront le support que des pionnières comme vous et moi n’ont pas eu dans le passé. Après 26 ans de carrière en construction au Québec, j’ai été témoin de changements positifs et je me réjouis de savoir que des organismes comme la CCQ veulent « donner de la force aux femmes ».
Je suis d’accord pour affirmer que le changement prend du temps… mais l’importance c’est l’avancement ! Lorsque j’ai intégré l’industrie de la construction en 1988, je n’aurais jamais pensé que la chef de la CCQ serait un jour une femme, et vous pouvez imaginer ma grande joie lorsque Mme Diane Lemieux a été nommée présidente- directrice générale de la CCQ ! Une autre grande joie a été lorsque ma collègue et amie, Isabelle Perron, a réalisé notre rêve de fonder la première association des femmes en construction : Les Elles de la construction.
Chères ELLES de la construction, soyons tenaces et avançons unies et solidaires pour prendre davantage notre place dans cette industrie.
 
Rose Fierimonte
Présidente des Elles de la construction

P.-S. Visionnez avec plaisir l’entrevue avec deux patronnes dans la construction, Caroline Laberge et Bianca Verreault-Lamothe, accordée sur la chaîne V, le 30 septembre 2014.

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