Systémique, l’AQMAT doit être

Ah ! Le vilain mot qui commence par S que n’ose prononcer notre premier ministre.

Je ne parlerai pas de racisme, mais j’entends néanmoins réhabiliter ce qualificatif qu’est « systémique » parce qu’il traduit parfaitement l’exercice de planification stratégique s’amorçant à l’AQMAT avec le concours de ses actionnaires et copropriétaires que sont les membres.

J’invite d’ailleurs tous à communiquer leur appréciation et leur vision de l’AQMAT en complétant le sondage en cliquant ici.

Certains ont perdu confiance dans l’exercice assez lourd, il faut en convenir, que représente la confection d’un plan multiannées, doté d’indicateurs de progression mesurables, ce que la direction de l’AQMAT démarre en sollicitant l’opinion de ses membres.

Il est vrai que ces années-ci — et en particulier depuis la pandémie — on parle de « juste à temps », de gestion de crises qui se succèdent. Bref, de qualités comme l’agilité, bien plus que d’orientations à long terme.

C’est justement parce qu’on avance dans l’urgence, souvent à tâtons, à coups d’essai, mais aussi d’erreurs, qu’il est raisonnable de reculer, de s’élever, de regarder le portrait global, comme on dit en anglais, afin de mieux capter ce qui va bien dans une organisation, ce qui va mal et ce qui pourrait aller mieux.

J’aime la métaphore du bruit et des signaux, lancée par l’auteur Nate Silver il y a quelques années. Il s’y évertue à démontrer que la plupart des révolutions annoncées s’avèrent des pétards mouillés pour une raison bien simple : le brouhaha de la vie trépidante que l’on mène nous fait perdre toute notion de différenciation entre ce qui est essentiel versus superflu, ce qui est un virage versus une simple courbe, ce qui nous transformera versus ce qui est à la mode.

À défaut de réfléchir sur le long terme, on prend le risque de confondre bouger et progresser. Un peu comme on déambule dans un labyrinthe où après une journée, un mois, une année d’efforts, de sueur, d’argent dépensé, on a beaucoup bougé, mais peut-être n’avons-nous pas du tout avancé…

Et dans ce processus, l’avis des clients, a fortiori des membres, dans le cas de l’AQMAT, est une étape cruciale. Car vous changez vite avec cette pandémie. Mais où allez-vous ? Où voulez-vous aller ? À quelle vitesse ? Face à cette croisée de chemins que contemple toute quincaillerie et toute usine en ce moment avec une certaine angoisse, celle de prendre les bonnes décisions, votre association n’a d’autres choix que de changer aussi.

Un plan stratégique nous aidera à saisir si, pour bien accompagner votre évolution, il nous faut aller plus vite ou plus lentement, tourner à gauche, à droite, reculer ou avancer.

L’AQMAT, face aux membres, n’est rien de plus que le marteau pour le charpentier : un outil, non pas une finalité. Une association comme la nôtre doit être utile, idéalement indispensable. Sinon, pourquoi devrait-elle exister ?

À cette étape préliminaire de l’ébauche d’un nouveau plan triennal, on aura deviné qu’il est impérieux de s’attarder aux échanges entre les parties plus qu’aux menus détails. Voilà qui relève d’une approche systémique.

En ce moment, on a besoin de nos membres afin qu’ils nous disent ce qu’on doit faire pour qu’ils aient aussi besoin de nous.

 

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