Sécuriser pour mieux glisser sur l’eau

Puisque juin a été thématisé « Mois de la sécurité », parlons-en. Parce que j’ai l’impression que vous, les détaillants, travaillez toujours si fort et si longtemps qu’il vaut la peine de colmater les trous dans votre embarcation afin que chaque effort déployé serve à vous faire avancer vraiment plutôt qu’à éponger coûts et coups.

Je vais d’abord vous matraquer avec deux chiffres, histoire de vous savoir là, ébranlés, mais bien concentrés sur mon propos : chaque jour qu’ouvrent les commerces de détail au Québec, les employés vous usurpent pour une valeur dépassant le million de dollars. Pendant ce temps, vos clients vous volent pour presque un million de dollars en valeur de marchandise.

De quoi se décourager collectivement d’être marchand!

Et dire que le Canada se classe parmi les meilleurs pays au monde en termes d’éthique. Je n’ose pas imaginer l’ampleur des pertes économiques qui prévalent dans les pays plus cow-boys!

Les montants indiqués n’incluent pas les frais supplémentaires d’assurances causés par de tels délits, ni le coût de roulement du personnel que tout cela provoque. Sans parler du revers de la médaille de la sécurité, je veux parler de la santé et de la sécurité de vos employés, avec ce que cela engendre de frais de cotisation à la CSST et autres coûts d’avantages sociaux.

S’agissant ici du blogue, je resterai superficiel. Je n’entrerai pas dans les conseils ni dans les actions que l’ADMACQ caresse de poser pour vous aider, d’une part, à sécuriser vos magasins et, d’autre part, à réduire vos cotisations à la CSST par un meilleur programme de prévention et un suivi plus serré des réclamations. Les pages appelées « Zone rouge » du magazine Quart de Rond iront, elles, au fond des choses.

Je m’en tiendrai à vous souhaiter de trouver durant ce mois de juin, malgré l’effervescence de la saison, quelques heures pour colmater les brèches de votre sécurité commerciale et peaufiner votre approche de la prévention des accidents de travail.

C’est trop bête de faire du surplace.

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