Le blogue de Richard
L’après-Noël nous excite
C’est pas Noël qui provoque l’électricité contagieuse ici au bureau de l’AQMAT. C’est l’après-Fêtes. Aussi appelé le 1er Gala Reconnaissance AQMAT.
On est tellement content d’avoir franchi la troisième des six étapes menant à la mise au monde de notre événement. Je parle du vote pour choisir les 48 finalistes parmi les 72 dossiers reçus au préalable, deux étapes qui étaient précédées de la mise sous contrat des commanditaires de l’événement.
J’ai écrit 48, mais en fait, on se retrouve avec 49 finalistes car dans la catégorie de prix Loyauté, il y avait égalité des voix.
Commence maintenant la quatrième étape, cruciale aussi, celle de la vente des billets.
La salle de bal du Château Frontenac peut accueillir au maximum 540 convives. Autrement dit, 54 tables de dix personnes. Il faut acheter maintenant car à partir du 1er janvier 2013, nos tarifs sont majorés de 50 %. Pourquoi? Parce qu’on veut provoquer votre action et ne pas mourir d’anxiété pendant les Fêtes.
L’événement coûte près de 250 000 $, alors comprenez notre nervosité!
Pour commander vos billets, cliquez ici.
Quand on aura atteint la barre des 400 personnes inscrites, notre seuil de rentabilité, on se sentira déjà mieux!
Il restera alors à passer à l’avant-dernière étape consistant à accompagner les finalistes dans le dernier sprint menant à la consécration des lauréats choisis après audience devant des jury indépendants.
Puis la boucle se refermera avec la livraison du show à proprement parler, en termes artistiques et gastronomiques. Sincèrement, c’est l’étape qui m’énerve le moins; on a retenu les services de professionnels de la scène et que dire de la confiance que nous avons dans le chef Jean Soulard et son équipe du Château Frontenac sinon qu’elle est quasi aveugle.
On a vraiment hâte de vous voir avec noeuds papillon et robes longues (Mais pas les deux sur la même personne!)
Vous, citoyen corporatif
Je me sens poussé à la plaidoirie aujourd’hui. D’où mon ton un peu professoral. Je m’en excuse. L’enjeu est trop solennel pour que je verse dans la légèreté.
Le vote est ce qu’il y a de plus fondamental pour une société. C’est par ce geste qu’on accomplit un premier pas comme citoyen.
Or, l’AQMAT veut vraiment honorer ceux et celles qui le méritent, et que clients et fournisseurs sont les mieux placés pour poser un tel jugement.
Il m’importe donc de demander aux membres qui ne l’auraient pas encore fait de bien vouloir procéder à leur vote.
Le vote de quoi? Pour qui?
Le vote menant à l’élection des meilleurs employés et des meilleures entreprises de l’année 2012, processus menant au 1er Gala Reconnaissance AQMAT, organisé le 26 janvier 2013 au Château Frontenac à Québec.
La période de vote devait se terminer aujourd’hui. En raison des retardataires, nous allons la prolonger jusqu’au 7 décembre.
La dizaine de minutes que vous consacrerez à lire les dossiers de candidatures fera la différence car elle s’ajoutera à l’investissement de tous les autres membres. Et c’est ainsi que nous pourrons légitimement consacrer nos champions.
Si vous n’avez pas reçu un bulletin de vote électronique, communiquez sans tarder avec nos bureaux:
Alexandra Tolza
450-646-5842, poste 228
Faire un peu moins avec beaucoup moins
C’est sans doute la peur des bandits à cravate et à casque de construction qui permettra un jour de boucler la ceinture budgétaire du gouvernement du Québec.
Ironique, non? Eux qui nous ont coulé à coups de prix fixés et de fonctionnaires graissés pour qu’ils ferment les yeux sur des factures gonflées deviendront nos sauveurs.
Façon de parler. Manière de bloguer. Vrai quand même dans le fond.
Les escrocs craignent trop de se faire prendre par la commissaire ou la police ou les journalistes. Ils vont censurer leurs intentions de corrompre et leurs actions collusoires à cause du braquage des projecteurs sur l’industrie et les lois et moyens de contrôle plus méticuleux que prennent les municipalités et les ministères pour ne plus se faire piéger.
Cette prudence devrait permettre à l’État québécois de renouer, un jour prochain, avec un exercice sans déficit.
Que j’ai hâte. Car telle est la condition pour que 100 % du fruit de nos taxes et impôts serve à nous offrir des prestations moins grevées par la gourmandise de gouvernements insouciants; tous, depuis les années 80, peu importe la couleur du parti, ont élevé le niveau de la dette à des proportions beaucoup trop grandes par rapport au PIB.
L’État rapetissera aussi de taille, c’est forcé. Le non renouvellement d’une partie des fonctionnaires qui partent à la retraite soulagera le Trésor. Ce faisant, pour maintenir une qualité de service acceptable aux citoyens et aux entreprises, il faudra que le gouvernement revisite sa bureaucratie pour rendre l’appareil moins gras. Comme nos entreprises ont toutes appris à le faire depuis une décennie.
Au bout de l’exercice (jamais conclu), on en sortira tous gagnants. Et cela aura été grâce aux malfaisants dont les vices exagérés nous auront forcé, enfin, à reprendre le contrôle.
Remontée aux racines du bien
C’est magique. Où je suis, il n’y a aucun accès Internet ni cellulaire. Et pourtant, vous me lisez.
C’est mon équipe qui a appuyé sur le bouton « send » de ce blog court comme un twit, parce qu’écrit à la sauvette, un pied dans l’avion, l’autre presque dans l’arbre-maison ou la maison-arbre* où je m’en vais nicher pendant une huitaine avec ma douce.
On se reparle quand je redescends, de l’arbre, puis de l’avion.
*
Une industrie qui se dégêne enfin!
« On ne pense pas se présenter au gala parce que y’en a qui sont tellement meilleurs que nous »
« C’est pas dans notre culture d’entreprise de se vanter »
« On ne peut pas mettre en vedette un employé quand on encourage le travail d’équipe »
Mais qu’est-ce qu’on n’a pas entendu comme réactions! Quand l’équipe de l’AQMAT a cogné à la porte des membres pour qu’ils présentent une candidature en vue du Gala Reconnaissance, c’était pour plusieurs quelque chose de gênant.
Je reconnaissais là le pays des gens humbles, parfois inconscients de leur succès, du moins mal à l’aise à l’idée de dire haut et fort à la communauté d’affaires qu’ils ont réussi.
Pour se rendre à une soixantaine de dossiers de candidature, il aura donc fallu se battre contre des entrepreneurs habitués depuis longtemps à l’ombre. Tant et si bien qu’au premier soleil proposé, la plupart des sollicités ont été aveuglés.
L’édition deux sera facilitée sans doute, après que les absents auront constaté à quel point d’être finaliste ou lauréat au Gala Reconnaissance apporte son lot d’effets positifs collatéraux.
Le marchand qui remportera sans y croire comprendra le véritable sens de l’expression « l’avenir appartient à ceux qui se lève tôt »; pour avoir la chance de gagner, encore faut-il, en effet, oser se présenter.
Le fournisseur qui craignait de trop se vanter recevra tant de félicitations pour son courage qu’il trouvera qu’un peu de publicité positive sur soi rendra les clients et les fournisseurs fiers de faire affaire avec lui.
Les honneurs obtenus par un individu au gala rayonneront sur toute l’équipe et généreront le goût pour d’autres de venir y travailler.
Par ce Gala Reconnaissance et le partenariat média avec le journal Les Affaires, l’AQMAT met sous les réflecteurs ses meilleurs, du moins ceux qui, parmi les meilleurs, auront osé se présenter publiquement comme tel.
Je veux les remercier tous et chacun d’avoir eu confiance en nous… et en eux!
De victime à gouverneur
Utile et fragile château de cartes
Ce matin, après la conférence d’un économiste de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) dans le cadre de la Conférence annuelle Hardlines à Toronto, j’ai demandé si lui, un expert en pronostic, était en mesure ou non de confirmer que la SCHL resterait en vie. Il m’a fourni une réponse censurée.
En réalité, voici le jeu politique qui se passe. La SCHL est une socité d’État chargée, depuis 1946, d’assurer les prêts hypothécaires difficiles, de soutenir le logement social et d’agir comme source de statistiques en matière d’habitation. Le ministre des Finances du Canada suggère depuis quelques jours sa privatisation.
Sans remettre en question les trois rôles, le présent gouvernement ose se questionner à voix haute sur la pertinence de voir une créature gouvernementale prendre des risques et en quelque sorte, jouer à la banque et à l’assureur, activités que pourraient volontiers tenir les institutions financières et les compagnies d’assurance, croit le ministre.
J’appuie le principe de ne rien considérer comme acquis. La société d’aujourd’hui n’est plus dans la situation d’après-guerre marquée par une pénurie de logements. Les taux d’emprunt de l’ordre d’un ou deux pour cent ont démocratisé l’accès à la propriété.
C’est pourquoi j’avais apprécié les contre-mesures que le même gouvernement a pris pour réduire les mauvais achats de propriété reposant sur des hypothèques de 40 an, en ramenant le plafond du terme à 25 ans.
Il était temps.
Quand on pense que le tiers du PIB du pays repose sur la capacité des consommateurs à rembourser correctement et entièrement leur prêt hypothécaire dont la SCHL s’est portée garante parce que, dans la plupart des cas, aucune banque à charte n’était disposée à s’exposer à autant de risque, ça engendre deux questions spontanées:
– Quelle banque ou quel fonds de capital de risque voudrait et pourrait prendre la place de la SCHL alors que l’équilibre du château de cartes relève de conditions non contrôlées: économie mondiale, politiques américaines, taux de chômage, etc?
– Si un privé reprenait néanmoins le portefeuille, n’exigerait-il pas un nantissement du gouvernement pour éviter d’être floué par d’éventuelles mauvaises transactions commises avant sa prise de possession?
Ce qui revient à dire que nous, les contribuables, dans tous les cas de figure, demeurons imputables pour le laxisme entourant les anciennes garanties de prêt, exacerbé par une probable hausse du taux d’intérêt qui ne restera pas éternellement à 1 %.
Alors laissons donc les choses ainsi. Les bonnes décisions de gouvernance ont été prises. Aller plus loin, jusqu’à tuer la SCHL, pourrait être un geste de trop.
Le profit durable
En cette Semaine de la PME, je constate, navré, que l’AQMAT n’a rien au programme. À partir de l’an prochain, faudra faire adonner notre soirée automnale de réseautage et de gastronomie (qui a lieu ce 23 octobre) avec le calendrier de cette semaine thématique.
Et tant qu’à s’inscrire officiellement dans le cadre de la Semaine de la PME, pourquoi ne pas enrichir l’activité d’une session que je qualifierais de plus structurante, genre de préliminaire sérieux avant de s’éclater en communauté d’affaires, comme le feront les 140 convives attendus mardi prochain?
Comme on dit, poser la question c’est y répondre.
Revenons sur cette fameuse Semaine de la PME.
Depuis 33 ans, la Banque de développement du Canada organise l’activité afin de souligner la contribution et les réalisations des entrepreneurs canadiens. « Les petites et les moyennes entreprises (PME) constituent le tissu de notre économie. Notre gouvernement est fier de les soutenir et il s’est engagé à les aider à réussir », a déclaré la ministre Ambrose.
Or, quand on regarde les sommes investies par le gouvernement fédéral en appui aux PME, tout est concentré au niveau de l’appui à la recherche & développement visant la commercialisation de produits innovants. Tout en étant 100 % en faveur d’un soutien prioritaire aux créateurs de richesse que sont les entreprises manufacturières, force est de constater que les commerces de détail ne sont pratiquement jamais reconnus à leur mérite.
On a à démontrer qu’un certain support financier et technique accordé aux marchands pour améliorer leur gestion ou soutenir leur expansion aura des retombées directes sur l’emploi local et régional, mais aussi un effet d’entraînement sur l’industrie manufacturière.
En effet, rares sont les biens commerciaux qui ont percé le monde sans avoir connu au préalable une bonne pénétration du marché domestique. D’où l’effort que l’AQMAT met, et mettra encore plus énergiquement avec son plan 2013-2015, à faire connaître les produits développés ici aux réseaux de vente du Québec et du Canada.
Conséquence directe de ma réflexion: le mot réseautage va prendre du gallon.
Certes, on cocktailera encore l’an prochain et on soupera et on s’amusera et on se retrouvera avec plaisir. En récompense d’investissements en temps de qualité pour mieux connaître les produits et les services proposés à l’intérieur de notre grande famille.
Parole de blogueur (ça vaut ce que ça vaut!), l’édition 2013 de la Semaine de PME comptera sur la participation active de l’industrie de la quincaillerie et des matériaux. Et la contribution des deux gouvernements sera sollicitée, ne serait-ce que symboliquement au début, histoire d’amener l’État à témoigner de son intérêt pour notre secteur économique de sa reconnaissance pour ce qu’apportent à l’économie et à la société les commerces de détail.
J’espère que maintenant, le choix de mon titre se comprend!
À quel ministre s’adresser?
Nos amis de l’APCHQ réclament une politique d’habitation. Ils dénoncent aussi l’absence d’un ministère dédié à l’habitation.
D’accord. Bien d’accord même.
« Il faut pouvoir valider et coordonner les actions du gouvernement dans une perspective globale, ce qui implique de confier cette fonction à un interlocuteur unique, tel un ministère. Pour l’instant, les interventions gouvernementales s’effectuent en silos, ce qui ne peut que mener à de l’incohérence et à de l’insatisfaction », avance François Bernier, directeur du Service économique et affaires publiques de l’APCHQ.
On n’est pas mieux représenté au nouveau gouvernement, ni celui qui l’a précédé, si on tente d’accoler à un des ministres les mots construction ou rénovation. Il n’y a pas de répondant pour notre secteur d’activité.
Même le commerce de détail en général, devenu principal secteur d’emploi au Québec, n’a pas de voix directe au Conseil des ministres.
Bref, je suis jaloux et dubitatif.
Jaloux devant le fait que les autres grands secteurs marchands que sont l’automobile, la bouffe et la pharmacie sont en quelque sorte respectivement représentés par le ministère des Transports, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et le ministère de la Santé et des Services sociaux.
Dubitatif devant un tel constat d’échec.
Comme si ni nous, ni nos cousins des associations patronales multiples qui s’activent auprès des entrepreneurs généraux et spécialisés, ni les puissantes et exposées centrales syndicales dans la construction, ni les corpo et ordres professionnels qui régissent les architectes, les ingénieurs, les designers, etc. n’avons collectivement le poids pour mériter un ministre et un ministère.
Est-ce grave, docteur?
Oui. Mais on peut en guérir.
La construction, la rénovation, l’habitation sont au coeur de la vie des gens. Et par les temps qui courent, de celle des médias aussi!
Selon les sources, c’est 20 à 30 000 emplois au Québec. C’est une industrie qui représente 14 milliards de dollars, en ne comptant pas la valeur des maisons, seulement les ventes au détail de nos quincailleries et le chiffre d’affaires des manufacturiers québécois de produits liés à la maison.
Le temps de la collusion est peut-être venu. Oh le vilain mot lâché! Je voulais écrire concertation.
Constructeurs d’habitation et quincailliers, unissons-nous pour une bonne cause avec tous les corps de métiers et de professions liés au bâtiment. Celle de la création d’un guichet unique au niveau politique pour ce qui touche la maison.



