Résultats d’un sondage en 24 h : les quincailleries refusent en bloc la réforme du ministre Poulin

C’est un refus catégorique que reçoit Samuel Poulin, ministre délégué à l’économie et aux PME, à l’égard de son projet de permettre aux commerces d’ouvrir plus tôt et plus tard, tel qu’annoncé officiellement dans la Gazette aujourd’hui même.

En tout juste 24 heures, 70 gestionnaires de quincailleries et de centres de rénovation ont complété une enquête proposée par l’AQMAT.

  1. La quasi-totalité des quincailleries n’ouvrent même pas pendant les 83 heures actuellement permise (61 répondants sur 70)

Un des commentaires : « Je ne connais aucune quincaillerie qui est rentable après 18 h ».

  1. Un seul des 70 répondants a l’intention d’ouvrir plus d’heures, comme le ministre veut le permettre.

Un des commentaires : « Nous devrons hélas tenter de suivre la compétition, mais on espère que non, car c’est dans l’intérêt de personne ».

  1. Plus des trois-quarts des répondants (75,71 %) ouvrent même moins d’heures par semaine qu’il y a 10 ans.

Un des commentaires : « Nous avons réduit nos heures depuis la COVID, cela n’affecte pas nos ventes ni nos relations clients, mais nous coûte moins cher. »

  1. Plus de neuf sur dix répondants (91,43 %) considèrent qu’ouvrir plus d’heures va nuire à leurs affaires plutôt que de les améliorer.

Un des commentaires : « Si je suis le seul à ouvrir plus tard comme un imbécile, les gens viendront. Cependant du moment où tout le monde suit cette parade, l’avantage s’annule, et on perd tous notre temps et notre argent. »

  1. 95,71 % considèrent qu’ouvrir encore plus d’heures mettrait plus de pression sur leur main-d’œuvre et le recrutement.

Un des commentaires : « Si le ministre veut venir travailler les soirs de week-end, qu’il nous donne son nom ! »

  1. Aucun des 70 répondants est en désaccord avec l’affirmation du président de l’AQMAT : « L’expertise des employés est un avantage concurrentiel face à l’achat en ligne, mais les conseillers expérimentés ne voudront pas travailler aux nouvelles heures proposées par le gouvernement.

Un des commentaires : « Le problème n’est pas d’avoir le droit ou non, c’est de trouver du monde, du monde compétent, pour remplir ces cases horaire »

  1. Neuf répondants sur dix ne croient pas que les consommateurs vont dépenser plus parce que les heures d’ouverture augmentent.

Un des commentaires : « Je n’en reviens pas que la FCEI qui est supposée nous défendre propage cette hypothèse et dénonce que dans le reste du Canada c’est différent. Mais on s’en fout ! »

  1. Presque 100 % (97,14 % des répondants) ne croient pas que d’ouvrir plus longtemps les magasins physiques fera réduire les achats sur Amazon.

Un des commentaires : « Une réforme intelligente serait d’aider les consommateurs à faire leurs achats sur nos propres sites en ligne. »

  1. 92,85 % des répondants considèrent qu’ouvrir encore plus d’heures peut augmenter le risque de vols et fraudes.

Un des commentaires : « À ces heures tardives, il y aura moins d’employés qui ont le souci de l’entreprise, moins de contrôle, moins de conseillers expérimentés. »

  1. Presque neuf répondants sur dix (88,57 %) ne croient pas que la réforme du ministre peut rendre leur magasin plus compétitif face aux achats en ligne, ni face à l’Ontario ou la Nouvelle-Angleterre.

Un des commentaires : « Pas rapport, sauf pour les magasins le long des frontières pour lesquels une mesure pourrait peut-être s’appliquer ».

  1. Seulement trois répondants sur 70 croient que les clients achèteront plus dans les magasins qui ouvrent plus ou les fréquenteront en plus grand nombre.

Un des commentaires : « Argument fallacieux : l’achalandage et les ventes seront simplement réparties sur un plus grand nombre d’heures. »

  1. La moitié des répondants sont satisfaits avec la possibilité déjà en vigueur d’ouvrir plus d’heures, mais pour desservir la clientèle professionnelle, pas les consommateurs.

Un des commentaires : « Ouvrir tôt pour les chantiers est un « must », mais s’il fallait préparer le magasin pour quelques consommateurs serait contre-productif ».

  1. Plus de la moitié (54,29 %) sont même contre l’exception déjà permise aux commerces en zones touristiques d’ouvrir plus tôt et plus tard.

Un des commentaires : « Cette exception nous aide en zone touristique car elle nous permet d’ouvrir les jours fériés quand il y a de l’achalandage ».

  1. Près des deux-tiers des répondants (62,86 %) considèrent que les centres commerciaux ne devraient pas profiter de règles différentes des autres.

Un des commentaires : « En fait, aucun commerce de devrait avoir le droit d’ouvrir aux nouvelles heures proposées par la CAQ. »

Le président de l’AQMAT en a assez entendu. Richard Darveau prendra les moyens pour que les quincailliers soient entendus du ministre et des autres associations :

« Je vais demander au ministre de rendre publiques les conclusions de la première expérience-pilote menée dans trois municipalités et lui demander de cesser de dire aux médias qu’il a consulté les quincailleries alors que l’AQMAT représente 875 des 900 quincailleries. »

M. Darveau souhaite que les autres associations posent des questions aussi objectives que celles que l’AQMAT a posé afin de prendre le pouls réel de leurs marchands plutôt que de se fier aux revendications de quelques groupes de lobbying qui n’ont pas à cœur l’intérêt de notre patrimoine entrepreneurial.

Pour consulter le sondage au complet, cliquez ici.

 

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