Duchesne entreprend une restructuration sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). L’objectif des procédures est de donner suffisamment de temps à l’entreprise de Yamachiche pour mettre en œuvre une restructuration financière et opérationnelle afin de trouver une solution durable à la crise de liquidité qu’elle traverse et qui découle d’une combinaison de facteurs, incluant notamment de compétition provenant de « dumping » de différents marchés émergents, d’une baisse de la demande pour le matériel de construction et de l’imposition de droits de douane.
Président de l’AQMAT, Richard Darveau a immédiatement été interrogé par la chaîne de nouvelles RDI (à voir ici à partir de 5 :50).
Avec d’autres journalistes, M. Darveau a été encore plus explicite : « Le premier ministre du Canada est présentement en Chine avec la ministre de l’Industrie, et à ma connaissance, on n’a malheureusement pas abordé la question des produits de construction importés dans des conditions qui empêchent nos manufacturiers québécois, comme Duchesne et bien d’autres de la filière acier et alu, d’être compétitifs. Le porte-parole de l’AQMAT réfère ici au non-respect de normes environnementales, aux conditions de travail et aux subventions que l’État chinois accorde à ses acteurs économiques.
Avenir à court terme
L’ordonnance initiale de la Cour prévoit une suspension des recours des créanciers et de l’exercice de certains droits contractuels afin d’offrir la protection nécessaire pour permettre à Duchesne de mettre en œuvre des mesures de restructuration opérationnelles et financières en consultation avec ses conseillers. À cet égard, la Cour a approuvé un processus formel de sollicitation d’investissement et de vente visant à obtenir du financement supplémentaire, vendre des actifs, ou une combinaison des deux.
L’ordonnance initiale de la Cour autorise également un financement temporaire afin de permettre à Duchesne de poursuivre ses opérations durant le processus de restructuration et de mettre en œuvre les mesures de restructuration nécessaires.

Les clients continueront d’être servis et les équipes vont demeurer mobilisées.
« Notre priorité est de garantir la stabilité des activités et de protéger la valeur essentielle de Duchesne, incluant ses emplois et ses relations avec ses partenaires », a souligné Christian Dauphinais, président de Duchesne.
La Cour a nommé Ernst & Young à titre de contrôleur dans les procédures LACC pour collaborer avec Duchesne et faire rapport à la Cour durant la restructuration. Duchesne demeurera responsable de ses opérations quotidiennes. Le site Web www.ey.com/ca/duchesne permet d’obtenir des renseignements concernant ces procédures de restructuration.
La direction de l’entreprise s’engage à mener à terme le processus de restructuration de manière rapide et efficace et à informer régulièrement ses parties prenantes des procédures, dans le respect des dispositions légales.

Fondée en 1927, Duchesne emploie plus de 140 personnes, conçoit et fabrique des clous, du fil métallique, des treillis et des solutions en polyéthylène.


