Les deux gouvernements s’activent face aux besoins des PME. Mais force est de constater que, malgré la place importante qu’occupe l’Énoncé économique fédéral dans l’actualité, peu d’éléments concernent directement les PME, et aucun ne cible spécifiquement le secteur de la quincaillerie et des matériaux. C’est surtout la nouvelle première ministre du Québec qui vole la vedette en annonçant un geste fiscal ciblant spécifiquement les PME.
En effet, la mise à jour déposée hier par le ministre François-Philippe Champagne à Ottawa contient surtout des mesures générales ou structurelles. Les principaux éléments pouvant toucher les entreprises sont :
- une réduction à venir des cotisations au Régime de pensions du Canada, qui aura un effet graduel sur les charges salariales;
- certaines mesures administratives visant à améliorer le fonctionnement de programmes existants.
Dans l’ensemble, aucune mesure fiscale directe ou programme spécifique aux PME n’a été mis de l’avant dans cet énoncé.
De plus, commente Richard Darveau, président de l’AQMAT: « Tous les scénarios du gouvernement du Canada sont basés sur un prix du pétrole autour de 100 $ canadiens le baril alors que son prix oscille entre 130 $ et 150 $. Or, un prix élevé va grossir les recettes gouvernementales en taxes, mais pourrait ralentir drôlement l’économie et l’argent disponible pour les consommateurs.»
C’est donc plutôt du côté de Québec que l’actualité économique des dernières heures est plus concrète pour les entreprises.
La première ministre Christine Fréchette doit annoncer aujourd’hui une réduction d’impôt visant les PME, une mesure qui, selon les informations diffusées dans les médias, toucherait environ 75 000 entreprises.
Les paramètres rapportés sont les suivants: un allègement fiscal pouvant atteindre 5 000 $ par PME par année pour un coût total estimé à 650 M$ sur cinq ans pour l’État.
L’annonce s’inscrit dans une série d’initiatives amorcées depuis son arrivée en poste.
Dès le début de son mandat, la première ministre a demandé au ministre des Finances d’identifier des moyens de retourner aux contribuables et aux entreprises une partie des revenus additionnels de l’État et d’examiner différents leviers pour atténuer les pressions économiques.
Plus largement, ses premières interventions publiques ont placé la réduction du coût de la vie et le soutien à l’économie parmi ses priorités immédiates.
À suivre.


