Prendre la température des clients: non. Celle des employés: peut-être

Les résultats du sondage hebdomadaire de l’AQMAT montrent que les répondants ne sont pas chauds à l’idée de prendre la température des clients, seulement 7 % l’envisagent ou le font déjà. En revanche, le mercure grimpe à 30 % s’il s’agit de vérifier la température de leurs employés lorsqu’ils arrivent ou sont au travail.

Le sondage express a été réalisé entre vendredi midi le 15 mai et mardi matin, le 19 mai et a recueilli 28 réponses.

Le sujet fait couler de l’encre dans les médias. Certaines personnes clament que le procédé est invasif et s’inquiètent de l’utilisation des informations qui seraient ainsi recueillies en lien avec la Charte des droits et libertés de la personne. D’autres mettent en doute son efficacité comme signe de présence de symptômes de la COVID-19.

Il n’y a aucune disposition légale obligeant à la prise de température. La relation employeur-employé implique cependant que les deux parties doivent veiller à la santé et la sécurité dans leur milieu de travail. « On peut introduire la prise de température après le questionnaire de santé, surtout dans les endroits où la distanciation physique est difficile, mais avec un protocole particulier et très précis qui assure la confidentialité des données et leur organisation pour fins éventuelles de traçabilité », affirme Me Claire Fournier, avocate chez Morency.

Me Fournier a plus de réserves à l’implanter pour la clientèle. « Il y a les principes de respect de la vie privée, bien sûr, mais aussi le faux sentiment de sécurité si les autres mesures – lavage des mains, masque et distanciation – sont moins respectées en raison de l’ajout de la prise de température », ajoute-t-elle.

QUELQUES COMMENTAIRES RECUEILLIS

Sur la vérification des employés :

« RONA nous a fourni des unités et nous croyons que les employés participeront positivement à cette protection ».

« Nous le ferions si nous pouvions nous appuyer sur une réglementation de la loi sur les normes du travail ou encore par une directive claire de la CNESST ».

« Procédure déjà établie et ce, pour tous les quarts de travail ».

« On le fait depuis le mois de mars ».

« Avec seulement six employés, c’est facile de connaître et suivre leur état de santé ».

Sur la vérification de la clientèle :

« Oui si c’est recommandé par la sécurité publique. C’est mal vu pour l’instant et pourtant ce serait un service à leur rendre aussi ».

« Certains gens sont asymptomatiques donc la température n’est pas nécessairement garante d’un porteur de le Covid-19 »

« Nous y songeons certes, mais ne voulons pas agir de façon isolée. Nous aimerions une action concertée par le commerce de détail ou ma bannière ».

« On prend la température de tous nos visiteurs ».

« Tout ça va compliquer notre travail auprès de la clientèle ».

L’AQMAT remercie les participants d’avoir pris le temps de répondre aux questions et d’avoir livré leurs commentaires.

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