L’AQMAT demande au gouvernement de revoir le délai des permis et la facture pour vendre des pesticides

Au nom de son Collège et de ses utilisateurs, l’AQMAT demande au ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) de revoir le délai d’échéance des permis de vente au détail de pesticides à usages domestiques et agricoles connus sous les abréviations B2 et B1.

Tout commerçant désirant vendre des produits de pesticides se doit de respecter un contexte légal précis, notamment celui d’avoir sur le plancher un conseiller qui détient le permis pour ce faire. Or, le respect des règles et lois repose sur des démarches difficiles à accomplir avec la crise actuelle.

Quelles sont les mesures du ministère face au nombreux examens qui ne pourront avoir lieu en raison des bouleversements majeurs que nous visons actuellement ?

Voilà la question que pose nos marchands qui veulent être prêts pour la saison printanière qui amène toujours son lot d’activités plus intenses de jardinage, d’aménagement paysager, donc d’emploi d’insecticides et de pesticides de toute nature.

La fermeture des salles d’examen et le confinement imposé à la population ne permettent plus de se déplacer afin d’obtenir son permis.

Selon nos renseignements, aucune alternative n’est offerte présentement sous un mode virtuel.

L’AQMAT demande donc au MELCC de revoir le délai des permis échouant en mars, avril et mai. L’AQMAT demande aussi à ce que les examens puissent être offerts à distance, comme les cours.

Vous pouvez communiquer avec Crystelle Cormier par courriel : ccormier@aqmat.org.

« Nous ne voulons pas faire en sorte que nos quincailleries se retrouvent dans une situation illégale avec des amendes sur le dos, non plus qu’elles ne puissent plus vendre leurs produits du fait que le ministère et son sous-traitant, dans ce cas-ci, la Société de formation à distance des commissions scolaires du Québec (SOFAD) ne s’adapte pas assez rapidement aux bouleversements que nous vivons actuellement », argue Crystelle Cormier, directrice, activités de formation et d’animation à l’AQMAT.

Parlons prix aussi

L’occasion nous est donnée de vous partager également la détresse de certains de nos membres face au prix jugé exorbitant pour l’obtention de la certification de vente au détail de pesticides B2 ou B1.

« Les frais relatifs à l’obtention des permis de vente au détail en pesticides sont beaucoup trop élevés. Ils ne nous permettent pas d’être rentable. Que voulez-vous que je fasse alors de tous ces produits? Je vais n’avoir d’autres choix que de m’en débarrasser à ma manière » – Marchand propriétaire

Expliquons que tout d’abord, le commerçant doit obtenir un permis valide pour trois ans au coût de 695 $, lui permettant l’achat et la vente de pesticides pour la classe B1 et un supplément optionnel de 233 $ pour la classe B2.

Il doit aussi compter sur au moins un employé, si ce n’est pas deux, détenant sa certification. Pour ce faire, le certificat est émis seulement à la suite de la réussite des deux examens d’une valeur totale de 400 $ et est valide pour cinq ans pour la classe B2. Des frais additionnels de 190 $ doivent être ajoutés afin de recevoir l’attestation auprès du MELCC. En amont à tout cela, il y aura d’abord eu les frais de formation en ligne du Collège de 525 $ (plus 290 $ si s’ajoute le volet agricole), sans oublier le guide d’examen (80 $) qui permettra de réussir l’examen avec succès pour ne pas payer des frais de reprise à 200 $.

Il faut faire en sorte que l’addition de tous les frais demeure raisonnable pour que la décision de vendre des pesticides par une quincaillerie représente une affaire rentable. « À défaut, croit Mme Cormier, la population pourrait perdre de précieux conseils.

La Loi sur les pesticides (chapitre P-9.3) prévoit que les vendeurs de pesticides doivent démontrer leur compétence dans leur champ d’activité et obtenir une certification du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC). Or, ces examens de certification, prescrits par la Loi, ne sont présentement pas offerts par la SOFAD en raison des circonstances actuelles.

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