La rénovation ne semble pas vouloir dérougir

On s’en doutait tellement : la pandémie a dopé les dépenses en rénovation des propriétaires-occupants en 2020. Un sondage Web, réalisé par la firme Léger en décembre dernier auprès d’un échantillon de quelque 1 000 propriétaires résidentiels, vient de le confirmer.

Commandée conjointement par l’AQMAT, trois associations d’entrepreneurs en construction (ACQ, APCHQ et CEGQ) ainsi que le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), l’enquête porte sur les travaux réalisés depuis le début de la pandémie ainsi que sur les intentions de rénovation au cours des prochains mois.

De mars à décembre 2020, les deux tiers (65 %) des propriétaires ont fait des travaux de rénovation (modifications, améliorations, réparations ou entretien) à leur domicile. Ceux-ci ont dépensé en moyenne 8 700 $ pour l’ensemble des travaux effectués à leur résidence principale.

La majorité des répondants (53 %) ont déclaré avoir effectué eux-mêmes les travaux, tandis que 47 % ont confié leurs rénovations, en tout ou en partie, à des entrepreneurs professionnels.

Les répondants ayant déclaré avoir réalisé les travaux eux-mêmes ont dépensé en moyenne 6 360 $, comparativement à 12 900 $ pour ceux ayant eu recours aux services de professionnels.

Hormis les travaux de peinture (36 %), les rénovations les plus populaires ont été, de loin, les travaux relatifs au patio, à la terrasse ou au balcon (24 %) et les travaux d’aménagement paysager (23 %). Bon nombre de répondants avaient aussi mené à bien des travaux de plomberie (14 %), d’électricité (12 %), de recouvrement de la toiture (12 %) et d’isolation (10 %).

Bien que, dans un peu plus de la moitié des cas (57 %), rénover était jugé nécessaire, l’enquête démontre que bon nombre de répondants l’ont fait purement par choix (43 %).

Aussi, conséquence directe de la crise sanitaire, 18 % des propriétaires ont mentionné avoir rénové afin d’améliorer leur espace de vie en raison de la pandémie, et 7 % ont mentionné l’avoir fait afin d’adapter leur résidence pour le télétravail.

Pour parcourir le sondage en entier, on clique ici.

Ce printemps, les dépenses en réno s’annoncent même plus élevées

À l’instar de 2020, deux propriétaires sur trois envisagent de faire des travaux de rénovation (modifications, améliorations, réparations ou entretien) à leur domicile d’ici septembre 2021.

On note que les montants que ceux-ci prévoient dépenser sont plus élevés et atteignent en moyenne 11 300 $. Ceci pourrait aller de pair avec le fait que davantage de propriétaires, soit 60 %, envisagent de confier leurs rénovations, en tout ou en partie, à des entrepreneurs professionnels.

C’est en moyenne 14 000 $ que prévoient dépenser les propriétaires qui feront affaire entièrement avec des professionnels.

Les rénovations les plus populaires au cours des prochains mois seront encore les travaux de peinture (38 %), d’aménagement paysager (22 %) et ceux touchant les patios, les terrasses ou les balcons (21 %). On note toutefois que les travaux relatifs aux portes et fenêtres (19 %) et les travaux structurels dans la cuisine (11 %) devraient être plus populaires cette année qu’en 2020.

Le principal motif pour rénover (58 %) demeure bien sûr la nécessité résultant de l’usure ou de la désuétude de l’habitation.

Par ailleurs, 13 % des propriétaires ayant l’intention de rénover sont motivés par des raisons d’améliorations écoénergétiques, et 11 % par la mise en vente prochaine de leur propriété.

« Loin de s’estomper, la demande pour des matériaux de construction ainsi que pour les services d’entrepreneurs en construction risque d’être encore plus vigoureuse au cours des prochains mois, alors que les carnets de commandes des entrepreneurs sont déjà bien remplis », affirme François Bernier, vice-président principal Affaires publiques à l’APCHQ.

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« Une différence de taille, toutefois, entre ce printemps et celui de 2020, c’est la préparation des quincailleries et centres de rénovation qui savent que les consommateurs et leurs entrepreneurs voudront faire des travaux. Ils auront, cette fois, plus d’inventaire, de main-d’œuvre, d’expérience avec les règles sanitaires et de talents Web pour faire face à la musique », soutient Richard Darveau, président et chef de la direction de l’AQMAT.

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