Gestion des émotions et longue planification pour une relève réussie

Avant-hier avait lieu le plus récent webinaire de l’AQMAT, « La relève entrepreneuriale en quincaillerie : un enjeu sociétal », présenté par le Collège AQMAT avec le soutien de la Commission des partenaires du marché du travail.

Ah que les émotions montent à la surface quand on pense à céder son commerce, spécialement à ses enfants. Et c’est justement pour bien gérer ces sentiments de peur, d’abandon, voire de deuil qu’on doit envisager sa relève bien longtemps à l’avance, procéder à petits pas et surtout, prendre du recul en se faisant accompagner.

Les objectifs du webinaire consistaient à aider les propriétaires-marchands à trouver des moyens pour intéresser la relève, à explorer les transformations de l’entreprise à travers les générations, à comprendre les étapes de passation d’entreprise et enfin, à parcourir les différentes avenues financières pouvant mener à une reprise de commerce dans des conditions gagnantes pour les deux parties.

Transfert, oui, mais surtout une saine gestion multi générationnelle

Dans le cas particulier des entreprises familiales, qui représentent quelque 63 % des entreprises canadiennes, le meilleur moyen est d’établir un plan de gestion multigénérationnelle étalé sur une longue période, idéalement de dix à quinze ans.

Catherine S. Beaucage, directrice transfert et rayonnement chez Familles en affaires

Catherine S. Beaucage, directrice transfert et rayonnement chez Familles en affaires, a insisté sur l’importance de garder les canaux de communication ouverts entre le cédant et l’acquéreur; des moments de discussion sur les différentes perspectives d’affaires entre les deux parties sont à aménager.

Éric Dufour, vice-président régional et leader national en transfert d’entreprise chez Raymond Chabot Grant Thornton

Éric Dufour, vice-président régional et leader national en transfert d’entreprise chez Raymond Chabot Grant Thornton, a aussi souligné l’importance de ne pas trop attendre avant d’entreprendre la vente de l’entreprise afin d’éviter de devoir agir dans l’urgence, une mauvaise conseillère. M. Dufour recommande d’élaborer en parallèle un plan de transfert de direction et de propriété.

Stéphane Bourgeois, directeur transfert d’entreprise à la Banque Nationale du Canada

Tirer sur la gâchette au bon moment afin d’obtenir la meilleure valeur, suppose de ne pas attendre que l’entreprise amorce un déclin avant de penser à la vendre, soutient Stéphane Bourgeois, directeur transfert d’entreprise à la Banque Nationale du Canada. La décroissance est donc à surveiller de près.

M. Bourgeois insiste aussi sur l’importance de s’entourer d’une équipe de rêve pendant le processus de passation de l’entreprise. Quant au chef d’orchestre de toute l’opération, l’expert constate que le cédant n’est pas nécessairement la personne indiquée. On en revient donc encore une fois au facteur émotionnel.

Audrey Dagenais, directrice des partenariats de l’AQMAT

Audrey Dagenais, directrice des partenariats de l’AQMAT, modératrice du passionnant webinaire que l’on peut visionner en cliquant ici, a profité de l’occasion pour préparer la vingtaine de participants à une série de services clé en main que l’AQMAT est à concocter avec les meilleurs experts afin d’accompagner les membres faisant face à des ambitions de croissance ou au contraire, des désirs de céder leur entreprise. Les détails seront révélés en début d’année 2022 dans le cadre du Plan stratégique 2022-2024 de l’AQMAT.

 

 

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