Le président du Conseil implore ses homologues d’être forts à Ottawa

Nicolas Couture, directeur général de Couture TimberMart à Richmond et président du conseil d’administration de l’AQMAT, a écrit hier à ses quatre homologues sur la nécessité pour nos entreprises d’être vigoureusement défendu et promu à Ottawa. Il a informé les autorités de ABSDA dans les Maritimes, LBMAO en Ontario, WRLA dans les Prairies et BSIA en Colombie-Britannique que le Conseil du commerce de matériaux de construction du Canada (CCMCC ou CRBSC en anglais) n’avait de sens que si le Québec y trouvait sa place. À défaut, le c.a. de l’AQMAT et sa haute-direction allaient penser à une alternative lors de la prochaine réunion statutaire du 1er juin. Voici le contenu intégral de sa correspondance.

Nicolas Couture, président du conseil d’administration de l’AQMAT

La politique de la chaise vide est rarement une bonne stratégie. Mais parfois, c’est la seule carte de son jeu. C’est celle que vient de jouer notre président et chef de la direction, Richard Darveau, en abandonnant la présidence du CRBSC. Son postulat: l’inertie de cet organisme prive nos bannières, nos manufacturiers et nos détaillants d’une représentation forte et proactive sur la colline parlementaire à Ottawa.

Depuis ses débuts, au milieu des années ’80, le Canadian Retail Building Supply Council (CRBSC) se déploie comme une plateforme d’échanges de bonnes pratiques entre les cinq associations régionales. Il s’invite au comité consultatif prébudgétaire pour y formuler plus des réactions que des suggestions. Des rôles insuffisants, le CRBSC n’ayant jamais été perçu par l’appareil gouvernemental comme un acteur du changement. On ne peut d’ailleurs l’associer à quelconque résultat tangible ayant eu pour effet d’améliorer les conditions d’affaires de notre communauté.

Il y a un an, Richard Darveau a obtenu la confiance de ses quatre pairs (ABSDA, BSIA, LBMAO, WRLA) avec qui le discours a changé. Il a amené ses collègues à un autre niveau : incorporation de l’organisme, dépôt d’un budget pro forma prévoyant des ressources humaines, matérielles et financières, dont un bureau à Ottawa et un partenariat stratégique avec la firme Hardlines, premiers communiqués de presse formels, bilinguisation du nom (CCMCC) et de toutes ses communications. Et tout en haut de l’agenda, une priorité: l’instauration d’un crédit d’impôt permanent en faveur de la rénovation de qualité.

Malgré les engagements votés par les cinq associations fondatrices, consignés dans des procès-verbaux de séances auxquelles j’ai personnellement assisté à Mississauga et à Niagara Falls, peu de choses se sont matérialisées.

On en est encore à de vagues débats sur la raison d’être du CRBSC : une discussion au sommet à Halifax suivie d’une autre réunion prévue fin juin. Les sujets de l’heure comme la crise du bois d’œuvre ou celle du gypse sont limités à des commentaires; aucun projet moteur sur la table ni stratégies de positions publiques aptes à influencer les médias, les gouvernants et l’opinion publique.

Dans les circonstances, le conseil d’administration entend demander à ses collègues du reste du pays de recentrer le CRBSC, et vite, avec un plan d’action axé sur des résultats, inclusif de toutes les régions du pays, y compris le Québec.

À défaut, nous entendons considérer d’ouvrir notre propre bureau-satellite à Ottawa et de profiter du statut de lobbyiste de notre président et chef de la direction pour se défendre et se promouvoir nous-mêmes sur sa Colline Parlementaire.

L’option que l’AQMAT devienne, elle, une véritable association nationale doit même être considérée…

 

 

One comment on “Le président du Conseil implore ses homologues d’être forts à Ottawa

  1. Guy Morrier on

    BRAVO! Enfin quelqu’un qui se tient debout. J’entend tellement souvent qu’il ne faut pas « chialer », que ça ne donne rien ou que c’est comme ça c’est tout! Lorsque l’on se plaint et que l’on apporte des alternatives, selon moi, c’est toujours constructif. Encore un gros BRAVO!

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