Le blogue de Richard


Le défi de la juste charge

C’est l’été. Les vacances. De retour d’un hiking dans les montagnes corses au moment où la Banque du Canada engendre une remontée en chaîne des coûts d’emprunt. 

Rapport? Les deux situations ont en commun la même nécessité de trouver un bon poids, la charge parfaite. Celle qui permettra de se rendre à destination et ce, dans les meilleures conditions.

Contextualisons les deux histoires.

Huit fois par année, la Banque annonce sa décision relative au taux directeur, pourcentage à partir duquel les institutions prêteuses établiront leurs fourchettes de loyers d’intérêts applicables sur l’argent auquel consommateurs comme entreprises voudront ou devront accéder pour assurer leur qualité de vie et leur propre développement.

Annonce après annonce, 55 fois d’affilée depuis 2010, le gouverneur n’avait pas éprouvé le besoin d’augmenter le fameux taux : il demeurait fixé depuis le début de l’ère statistique à un niveau record, tout près de zéro (0,50 %), aux antipodes des pourcentages stratosphériques (20 %), vécus, que dis-je, subis, par les citoyens et les entreprises au tournant des années ’80.

Et voilà qu’à la mi-juillet 2017, le taux directeur augmente à 0.75 %, entraînant la remontée des taux hypothécaires et des autres prêts offerts par les institutions financières, incluant les emprunts et les marges contractés par les entreprises. Entraînant aussi des inquiétudes, lesquelles je ne partage pas.

L’impression qu’on peut tout se procurer est pernicieuse. Elle est aussi dangereuse qu’une approche bas de laine où les ménages comme les entreprises assujettissent leur progrès à l’état de leur trésorerie, n’attribuant aucune confiance à leur actif.

La quasi absence de taux d’intérêt génère l’endettement excessif. À preuve, la dette des ménages québécois et canadiens atteint un ratio de 170 %, soit un taux similaire à ce que connaissaient les Américains avant le krach financier de 2008.

Autrement dit, pour chaque tranche de revenus bruts de 100 000 $, les ménages ont une dette moyenne de 170 000 $ alors qu’il y a tout juste 15 ans, ce taux d’endettement était de 105 %. Si bien qu’on prévoit que 50 000 consommateurs et entreprises vont déclarer faillite cette année. Un autre triste record qui, à moyenne échéance, vient miner l’activité dans nos commerces et du coup, la production de biens.

Je suis de ceux qui souhaitent que le taux directeur s’établisse au moins à 1 % afin de provoquer deux conséquences : continuer d’être alléchant pour ceux et celles qui désirent investir sans donner en échange leur chemise à la banque tout en représentant un certain prix à payer, avec pour effet de ne pas encourager l’endettement trop facile.

Certes, un tel relèvement du loyer de l’argent fera grimper le dollar canadien par rapport au billet vert et un tel tonus handicapera les exportations québécoises et canadiennes. Notre tourisme aussi deviendra moins attirant.

Mais soyons francs, si nous devons tabler sur de tels escomptes pour vendre nos produits et nos services aux Américains, n’est-ce pas le signe de problématiques plus sérieuses, questionnant notre productivité et notre créativité ?

Je me dis que même à 1 %, le taux de change restera à notre avantage. Pour le reste, devenons meilleurs ou aussi bons que nos voisins, un point c’est tout.

En parallèle, revenons sur mon expédition en montagne, qui me fait saisir à quel point un juste poids, la charge parfaite, constitue un facteur critique de toute activité humaine.

Ma conjointe et moi avons surestimé notre capacité de franchir les 20 000 mètres de dénivelé que représentait le mythique sentier appelé GR20 avec, sur le dos, de quoi boire, dormir et manger.

  

Il est à la portée de tout le monde de faire du camping pimenté d’une bonne marche en montagne avec un sac trop lourd ; on se repose os, muscles et tendons le lendemain, un verre de vin, une bonne bouffe et un bain chaud aidant. C’en est une autre de recommencer le même manège, à coups de montées et de descentes assaisonnées de quelques acrobaties imposées par moult parois, jour après jour, deux semaines durant, sept ou huit heures par jour.

Comme ces propriétaires résidentiels en 1980, nous nous sentions littéralement crouler sous un fardeau trop lourd et dont on ne voit pas l’issue.

À la sixième des 16 étapes du parcours, nous avons opté pour un plan B. Ah, le luxe d’une alternative dont ne disposaient pas les centaines de milliers de propriétaires en 1980 acculés à la faillite.

Sereinement, nous avons lâché le parcours balisé et parcouru cette Corsica si justement appelée l’île de beauté par son plus illustre fils, Napoléon Bonaparte. Les randonnées ultérieures ont été appréciées un peu grâce au vin, charcuteries et fromages en récompense, mais surtout parce qu’on portait alors des sacs à dos raisonnables.

Je vous souhaite un merveilleux été, avec les ressources adéquates pour faire bonne route !



RONA, les raccourcis journalistiques et les modèles mentaux

L’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT) a rendu publics, cette semaine, les résultats d’une importante enquête confirmant que le mouvement de consolidation qui sévit dans notre industrie entraîne un lot d’effets secondaires sur les usines québécoises.
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Hommes et femmes de l’industrie : levez-vous !

Le 11 avril qui vient, deux postes sont à combler afin de constituer un conseil d’administration complet, non seulement conforme aux règlements de notre organisme, mais surtout reflétant le dynamisme et la diversité des dirigeants leaders de notre industrie. (suite…)


Risquer de réussir!

Approche déjà le Congrès des Décideurs. Huitième édition. Que l’AQMAT organise avec, en récompense, la même joie anticipée de contribuer concrètement à l’amélioration des affaires que brassent nos entreprises membres.

Le thème de la cuvée du 11-12 avril – Risquer de réussir! – suggère que pour avoir du succès, il faut oser. Il sous-tend aussi que trop risquer peut mener à l’échec.

Notre congrès 2017 s’attaque donc à la notion du risque comme vecteur de croissance. Et générateur de son contraire, voire de faillite, s’il est mal géré.

Une brochette d’une vingtaine d’intervenants, experts et passionnés, passionnés et experts, donne rendez-vous à certains dirigeants de quincailleries, de manufactures et de bannières. Je dis que le rendez-vous est donné seulement à certains d’entre vous pour deux raisons. D’abord, les places sont limitées à 150 personnes. Puis un prérequis est officieusement placé comme barrière à l’entrée, celui consistant à vouloir s’engager résolument à maîtriser l’Internet, l’expansion de marchés, le combat contre le vol et la fraude, la mobilisation du personnel, la relève d’entreprise, etc.

Les meilleures pratiques seront à l’honneur, les pièges à éviter aussi.

Nous proposons pour la première fois des programmes parallèles.

Quatre ateliers exclusifs pour les marchands :

  1. Diagnostic sur l’état de santé des quincailleries et centres de rénovation du Québec : dévoilement commenté de l’étude comparative des performances financières et des politiques administratives de plus de 125 quincailleries et centres de rénovation du Québec.
  1. Réussir sa transition vers le commerce électronique dans la vente au détail : les participants avec les meilleures pratiques en commerce électronique. Ils seront amenés à réfléchir à la feuille de route de leur commerce, notamment au niveau de leur stratégie en ligne et de la sélection d’une plateforme de commerce électronique. Ils pourront s’inspirer de cas d’entreprises ayant réussi leur transition.
  1. Le vol et la fraude ne sont pas des fatalités : le vol d’une seule perceuse de 100 $ oblige le magasin à vendre pour 1000 $ de marchandise juste pour couvrir la perte si le profit prévu était de 10 %. Quand on réalise le véritable impact des vols et des fraudes, on agit.
  1. Les clés d’un transfert d’entreprise réussi : la question de la relève à la propriété de l’entreprise et par extension à l’accession d’individus à des postes-clés requiert du planning de la part des dirigeants, de l’allocation de ressources et des décisions difficiles, mais nécessaires à prendre.

Quatre ateliers exclusifs pour les fournisseurs :

  1. Les impacts positifs et négatifs de la consolidation de la clientèle : les vagues de consolidation que connaît le marché ouvrent l’horizon et en ferment d’autres. Dévoilement d’une enquête exclusive auprès des 50 manufacturiers et distributeurs en quincaillerie et matériaux sur leur situation actuelle, leurs craintes, leurs aspirations.
  1. Mieux vendre aux chaînes de détail : la conclusion d’une entente avec un groupement d’achats ne relève pas du hasard. Les participants apprendront à cibler des bannières potentielles pour leurs gammes de produits, à se préparer adéquatement en comprenant les besoins de leur client en matière de logistique, de marketing et de rentabilité, et ultimement, à bien négocier.
  1. Tirer avantage des opportunités du commerce électronique B2B : les distributeurs et manufacturiers apprendront à tirer profit du commerce électronique tant dans leurs relations avec leurs clients d’affaires que dans leur approche du consommateur final. Les meilleures pratiques en commerce électronique B2B seront abordées et des cas de succès seront présentés.
  1. Le camionnage en révolution logistique et technologique : Uber, Amazon, le iCloud sont en train de transformer la manière d’expédier et de recevoir les biens pour la clientèle et de gérer la relation avec elle.

 

Et quatre autres activités pour tous :

  1. Conférence « Comment risquer que votre entreprise et vos employés connaissent le succès que vous espérez ? » par Olivier Schmouker, chroniqueur pour le journal Les Affaires, conférencier et auteur du best-seller « 11 choses que Mark Zuckerberg fait autrement », rappellera que les ventes en ligne frappent de plein fouet les quincailleries, la nouvelle génération d’employés ne semble jamais donner son 110 %, la clientèle, hier si fidèle, s’en va regarder ailleurs aujourd’hui. Conséquence : la tentation est grande de baisser les bras, de tout laisser tomber. Pourtant, le moment n’a jamais été aussi bon pour tirer son épingle du jeu! Car c’est lorsque des disruptions surviennent – ces grands bouleversements qui changent la donne dans un secteur d’activités –que les plus malins, ceux qui s’y adaptent vite et bien en tirent d’immenses profits. Loin de l’apocalypse, les bouleversements d’aujourd’hui peuvent représenter pour une entreprise l’aube d’un nouveau monde dont profiteront les plus connectés au temps présent. Certains, des pionniers, ont commencé à les emprunter. Et ça donne des résultats. 
  1. Investir dans l’humain, le risque obligé : mobilisation du personnel et prévention des accidents et de l’absentéisme vont de pair.
  1. L’expérience (et la non-expérience) client : votre tremplin (ou votre fin) : dévoilement commenté des résultats d’une série de 40 visites de 40 clients incognito effectuées en mars pour évaluer la relation client/employé vécue dans des quincailleries et centres de rénovation de bannières, régions et tailles différentes.
  1. Le mot de conclusion de ces deux journées qui s’annoncent dynamisantes et éclairantes appartiendra à Christian Watier sur l’adaptation obligée des commerces de détail et de leurs fournisseurs. MBA, Ph. D., postdoctorat en psychologie expérimentale et auteur de plusieurs publications scientifiques, il est associé chez Lanla, chef de file en expérience client.

 

La direction de l’AQMAT n’est pas peu fière du programme proposé à ses membres aux assises 2017. Elle vous y attend le pied ferme et la tête ouverte.



Trump et les affaires : l’imiter ou s’en démarquer?

L’expression « Business as usual” ne veut plus rien dire avec ces États-Unis qui viennent de virer à 180 degrés. Vous devrez aussi changer de vitesse ou de cap. On le devra tous. Parce que leur économie est quatre fois grosse la nôtre? Plus encore parce que notre démographie n’égale qu’un dixième de celle des États-Unis, ce qui a pour effet de nous rendre dépendants de leurs consommateurs comme d’autres de la cigarette. (suite…)



Des élections américaines qui bousculent l’establishment

L’événement, que dis-je, la révolution entreprise hier par l’électorat américain, du moins par ses grands électeurs, confirme que, pour le meilleur ou le pire, l’ordre établi est une notion qui s’évapore à mesure que croît le pouvoir du citoyen. (suite…)