Les appartements se font rares

Selon les résultats de l’Enquête sur les logements locatifs (ELL) de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) diffusés aujourd’hui, le taux d’inoccupation national des appartements locatifs, toutes catégories confondues, a diminué en 2019 pour une troisième année consécutive, pour s’établir à 2,2 %, son plus bas niveau depuis 2002. 

Si le taux d’inoccupation à l’échelle nationale des appartements construits expressément pour la location, toutes catégories confondues, a diminué pour une troisième année en 2019, passant de 2,4 % en 2018 à 2,2 % en 2019, c’est à Montréal que la situation est la pire au pays.

En effet, le taux d’inoccupation dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal a atteint son plus bas niveau en 15 ans (1,5 %).

À l’échelle nationale, le resserrement des marchés locatifs s’est accompagné d’une forte croissance des loyers, le loyer moyen des appartements de deux chambres ayant augmenté de 3,9 % entre octobre 2018 et octobre 2019. Il s’agit du rythme de croissance des loyers le plus rapide dans l’échantillon commun depuis octobre 2001.

Le loyer moyen des appartements de deux chambres a augmenté à Montréal de 3,4 %. Il demeure cependant abordable au prix moyen de 855 $.

Bob Dugan, économiste en chef de la SCHL : « Le taux d’inoccupation a diminué pour la troisième année consécutive. Les faibles taux d’inoccupation observés dans les grands centres soulignent la nécessité d’accroître l’offre de logements locatifs afin d’assurer l’accès à des logements abordables. »

Dans les centres visés par l’enquête, le taux d’inoccupation moyen des appartements en copropriété offerts en location est descendu de 1,4 à 1,0 %. Il a diminué malgré la forte croissance de l’offre de logements en copropriété à louer depuis 2018. Ce taux est inférieur à celui des logements construits expressément pour le marché locatif.

La SCHL mène l’ELL chaque année en octobre pour évaluer comment les facteurs économiques, démographiques et autres influent sur les marchés locatifs du Canada. L’enquête porte sur les immeubles construits expressément pour le marché locatif comptant au moins trois logements dans les régions urbaines de plus de 10 000 habitants.

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